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Notre quartier
Le Chant d'Oiseau, petit coin de paradis

Au sommet d'une colline, l'imposante église Notre-Dame des Grâces est le point de repère par excellence de ce quartier du Chant d'Oiseau qui s'étend sur la commune de Woluwe-Saint-Pierre aux confins d'Auderghem. Au XIXe siècle, le terrain était très boisé et très accidenté. Lors de la création de l'avenue de Tervueren en 1897, certaines courbes sont « redressées ». L'origine de l'appellation « Chant d'Oiseau », nom adorablement bucolique, est simple. « Pratiquement personne n'y habitait, explique Clémy Temmerman, présidente du Cercle d'histoire, d'archéologie et d'architecture des deux Woluwe.

Seules quelques fermes et petites habitations y étaient disséminées dans le fond de la vallée, dans le Bemel, le petit cours d'eau qui était un affluent de la Woluwe. C' 'était un endroit dévolu à la nature où il y avait plein... d'oiseaux ». A l'époque, il n'y avait pas de voies carrossables : les marchands de bétail et maraîchers qui se rendaient à Auderghem devaient pourtant passer par là et éprouvaient parfois bien des difficultés par mauvais temps. La boue était en effet un obstacle de taille pour leur charriot et certains restaient bloqués des heures durant!

Nouveau quartier

C'est dans les années vingt que l'endroit commence à être urbanisé et habité. La colline a alors été fortement déboisée. Une société d'habitation (coopérative) eut l'idée de construire un nouveau quartier: « Les villas du Vogelzang » dont l'architecture ne manque pas de charme. Le long de l'avenue du Chant d'Oiseau, près de l'église, l'on note encore quelques superbes maisons, assez imposantes, de cette époque. Notamment, celle d'un avocat, devenue aujourd'hui après quelques adaptations « Les ateliers créatifs du Chant d'Oiseau ». En lieu et place du centre communautaire du Chant d'oiseau, se trouvait une magnifique villa malheureusement disparue. Elle appartenait à la famille Henrard dont l'un des fils, aviateur, avait été tué lors des premiers jours de la Deuxième Guerre mondiale. Une avenue porte aujourd'hui le nom de cette famille.

Couveuses portatives

Toujours sur l'avenue du Chant d'Oiseau, on relèvera également la présence d'un énorme bâtiment, l'internat de l'athénée royal Jean Absil, dont l'école est située à Etterbeek. L'internat y est installé depuis les années 60.
« A l'origine, ce bâtiment a été créé par un médecin, le docteur Edmond Cordier décédé en 1955, souligne Clémy Temmerman. Il s'agissait d'un institut de puériculture. Très jeune (il n'avait pas trente ans), ce médecin généraliste a commencé à s'intéresser à une discipline médicale qui à l'époque n'existait pratiquement pas : c'était ce qu'on appelle aujourd'hui la néonatologie qui s'intéresse aux prématurés. A l'époque, il n'y avait quasiment pas de couveuses et la mortalité infantile était beaucoup plus importante qu'aujourd'hui ».
Après avoir suivi des cours en France puis en Belgique, le docteur Cordier décide alors de créer au début du XXe siècle cet institut spécial. Sur la brochure, il vante les mérites de cet endroit où il fait très calme et où l'air pur est abondant. C'est qu'il n'y avait pas encore les villas du Vogelzang. Il avait même imaginé un système de couveuses portatives pour aller chercher les prématurés à domicile! Le succès de l'institut fut très important et le médecin sauva nombre d'enfants.

Apéro dans le garage

L'arrivée des Franciscains dans les années trente (1934) a véritablement animé la vie sociale du quartier. Ils cimentent cette population de la petite et moyenne bourgeoisie dont la plupart travaillait en ville. L'église Notre-Dame des Grâces, de style néoromane, ne fut consacrée qu'après le couvent, en 1949. Ses orgues comptent parmi les plus grandes d'Europe : 15 tonnes et 4 000 tuyaux! Et c'est encore après la construction de cette église monumentale que les Franciscains ont fait construire l'annonciature.

Quartier résidentiel très agréable, verdoyant et bien situé, le Chant d'Oiseau n' a pas manqué de séduire une population issue des Communautés européennes. « Dans le quartier, cette population y est beaucoup mieux intégrée qu'ailleurs », relève notre historienne. Il y a d'ailleurs une initiative très sympathique qui explique cela : un Scandinave lança en son temps une formule devenue aujourd'hui une coutume: à la Noël, les habitants prennent l'apéro ensemble dans les garages des maisons !

Sifflements garantis

L'un des endroits les plus mignons du Chant d'Oiseau est la petite place des Bouvreuils où se situait l'épicerie des parents du champion cycliste Eddy Merckx devenue aujourd'hui une maison privée.
Sur celle-ci également, une grande maison avec des faux colombages restaurée l'année dernière fut jadis un endroit très animé qui a contribué pendant de longues années à animer le quartier : l'auberge du Cheval blanc. Jusque dans les années 50, elle était le lieu de rassemblement et de fête par excellence. Des soirées, paraît-il mémorables, y étaient organisées!

Les alentours ne manquent pas de charme : les rues voisines sont parsemées de maisons de style cottage anglais aux jardins ravissants.

Le Chant d'Oiseau, petit havre de paix en bordure du parc de Woluwe, s'organise autour de son axe principal, l'avenue du même nom qui rejoint la commune d'Auderghem. Le quartier, ce sont en réalité toutes les rues de part et d'autre de cette artère qui toutes ont reçu des noms d'oiseaux. Voici un petit lexique destiné aux ornithologues en herbe!

- Cormorans : grands oiseaux aquatiques noirs;
- Tourterelles :  plus petites et plus sveltes que le pigeon, au roucoulement bas;
- Albatros:  les plus grands oiseaux de l'océan avec leur 3m60 d'envergure, tout blanc; 
- Bouvreuils: passereaux granivores de la famille des fringilles au bec court et robuste à la poitrine rose;
- Alouettes : passereaux bruns, rayés qui courent à terre et chantent souvent en volant haut.
- Merles : famille des turdinés, souvent à terre, le corps dressé sur des pattes assez longues. Très communs et siffleurs;
- Loriot : le mâle est d'un jaune vif avec ailes et queue noires. Vol rapide avec de larges ondulations; 
- Gorges bleues : cousins d'Europe centrale du rouge-gorge;
- Paradisiers : oiseaux exotiques aux couleurs souvent vives et à la très longue queue;
- Martinets : aspect et allure d'une hirondelle avec des ailes plus étroites en lames de faux;
- Mésanges : petits oiseaux à bec court, aux mouvements acrobatiques; 
- Chardonnerets: passereaux aux ailes noires et jaunes, tête avec taches rouges, sociables, friands de chardons;
- Pinsons : passereaux très communs de la famille des fringilles, au vol onduleux; 
- Bergeronnettes: très sveltes, avec une longue queue hochetante et un bec très fin;
- Linottes : passereaux de la famille des fringilles vivant dans les haies et jardins;
- Traquets : petits turdinés au bec pointu et allongé avec des yeux ronds et un croupion blanc; 
- Mouettes : oiseaux d'eau blancs robustes à longues ailes de plus en plus présents en ville;
- Eperviers : petits rapaces avec de courtes ailes arrondies et une longue queue, chassant rapidement à faible hauteur;
- Bécassines : limicoles bruns vivant dans les marais, aux longues pattes, au bec mince et aux ailes pointues et coudées; 
- Citrinelles : nom latin des bruants jaunes, qui sont des petits passereaux communs jaunes roux au chant caractéristique; 
- Canaris : granivores familiers, de couleur jaune vif au chant joyeux; 
- Passereaux : également appelés "oiseaux chanteurs", ils forment le groupe le plus important des oiseaux en nombre d'espèces.

Source : la Tribune de Bruxelles/la tribune des quartiers





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